Sommaire
- Imprimante étiquette colis : la réponse dépend du volume
- Thermique directe : sans encre, mais sensible au soleil
- Imprimante thermique étiquette : six lignes de la fiche technique
- Ce que Delivo envoie à votre imprimante
- Les documents que l'étiqueteuse n'imprimera jamais
- Quand l'impression rate : trois causes, trois gestes
- Brancher la boutique : l'impression en série
- Et le transport, combien ?
En bref : Une imprimante étiquette colis n'est pas obligatoire : l'imprimante de bureau imprime l'étiquette sur une feuille A4, dans un cadre de 10 × 15 cm à découper. À partir d'une dizaine de colis par semaine, une étiqueteuse thermique directe 10 × 15 fait gagner le geste le plus long — sans encre, étiquette autocollante — mais les documents de douane et les bons de commande restent en A4.
Cet article fait partie du guide complet Comment emballer un colis, du carton à l'étiquette.
La boutique tourne, les commandes arrivent, et une question d'intendance finit par se poser : faut-il acheter une imprimante à étiquettes, ou continuer avec l'imprimante de bureau ? Les deux marchent. La différence n'est ni dans la qualité du code-barres ni dans ce que le transporteur accepte : elle est dans le geste — découper et scotcher, ou coller — et dans le nombre de fois où vous le faites par semaine.
Cet article s'adresse à ceux qui expédient régulièrement : il aide à choisir le matériel, lit les fiches techniques à votre place et dit précisément ce que Delivo envoie à l'imprimante, format par format. Pour le geste lui-même — l'échelle à 100 %, où coller, les feuilles qui sortent pour un envoi donné —, l'article sur l'impression de l'étiquette reste le bon point de départ.
Imprimante étiquette colis : la réponse dépend du volume
Réglez la pièce sur votre réalité : combien de colis partent chaque semaine, ce que vous avez déjà sur le bureau, si certains envois quittent l'Union européenne, et si vous glissez un bon de commande dans le carton. Elle donne le matériel que nous conseillons, ce que cela représente en feuilles ou en étiquettes chaque mois, et le réglage à poser dans votre compte.
Quelle imprimante pour vos étiquettes de colis
Déjà réglée sur le cas d'une petite boutique : dix colis par semaine, une imprimante de bureau à portée, pas de douane. Changez ce qui vous concerne ; la réponse suit.
Ce que vous avez déjà
- 43 étiquettes 10 × 15 par moisune par colis, au rouleau : l'étiquette sort à sa taille, le dos est autocollant, aucune encre à racheter
- Réglage Delivo : Thermique 10 × 15dans Paramètres, écran Impression & atelier ; l'étiquette d'essai permet de vérifier la sortie sans rien acheter
Le seuil de 10 colis par semaine est notre règle de confort, pas une norme : en dessous, la découpe reste supportable ; au-dessus, elle devient le geste le plus long de la préparation. Volumes ramenés au mois (52 semaines ÷ 12). L'étiquette mesure 10 × 15 cm dans les deux formats ; les documents douaniers et les bons de commande sortent en A4 quoi qu'il arrive.
Deux choses se lisent tout de suite. D'abord, le seuil : en dessous d'une dizaine de colis par semaine, l'imprimante de bureau suffit, et c'est elle qui imprime aussi les documents. Ensuite, l'étiqueteuse ne remplace jamais tout : dès qu'un colis sort de l'Union européenne ou de métropole, ou dès qu'un bon de commande accompagne la marchandise, une feuille A4 sort quand même — l'atelier type a donc souvent les deux appareils, chacun son fichier.
Thermique directe : sans encre, mais sensible au soleil
Une étiqueteuse d'expédition imprime en thermique direct : la tête d'impression chauffe un papier traité, qui noircit là où elle passe. Il n'y a ni cartouche, ni toner, ni ruban ; le seul consommable est le rouleau d'étiquettes. Zebra, qui fabrique les deux familles d'imprimantes, le dit clairement : la thermique directe convient aux étiquettes d'expédition parce qu'elles n'ont besoin que d'une courte durée de vie, tandis que le transfert thermique — un ruban fondu sur l'étiquette — sert aux étiquettes qui doivent durer des années.
Le revers est connu des deux constructeurs : une impression thermique directe est sensible à la chaleur et à la lumière. Brother écrit qu'elle « peut facilement pâlir » au soleil ou à la chaleur, et qu'elle n'est pas le bon choix si l'impression doit rester lisible plusieurs années. Pour un colis qui voyage quelques jours, c'est sans conséquence ; pour une étiquette imprimée longtemps à l'avance et laissée près d'un radiateur ou derrière une vitre, ça l'est.
Imprimez l'étiquette le jour du dépôt, ou la veille. Elle a de toute façon une date limite — combien de temps une étiquette reste valable dépend du transporteur — et une étiquette thermique qui a passé une semaine au soleil sur le tableau de bord de la voiture peut sortir du tri en lecture manuelle.
Imprimante thermique étiquette : six lignes de la fiche technique
Les fiches techniques des étiqueteuses sont courtes et se ressemblent toutes. Six lignes suffisent à savoir si un modèle convient à des étiquettes de colis — et aucune n'est le prix. Nous avons relu, le 8 octobre 2026, celles de deux modèles courants de bureau, un Zebra ZD220 et un Brother QL-1110NWB, non pour les recommander mais pour savoir ce qu'on y trouve ; les chiffres cités plus bas en viennent.
| La ligne | Ce qu'il faut y lire | Pourquoi ça compte |
|---|---|---|
| Largeur d'impression | Au moins 100 mm. Les modèles dits « 4 pouces » annoncent 101,6 à 104 mm | Notre étiquette fait 100 mm de large : en dessous, elle est coupée |
| Technologie | Thermique direct | Pas de ruban à acheter ; la durée de vie courte suffit à une étiquette de transport |
| Résolution | 203 dpi suffisent (8 points par mm) ; 300 dpi donnent un trait plus fin | C'est la résolution des étiqueteuses de bureau courantes, et celle de notre export ZPL |
| Rouleau | Étiquettes de 100 × 150 ou 102 × 152 mm, mandrin accepté par l'appareil | Un rouleau de la mauvaise largeur ne se charge pas ou décale l'impression |
| Connexion | USB pour un poste ; Wi-Fi ou réseau filaire si plusieurs personnes impriment | Une étiqueteuse USB n'est utilisable que depuis l'ordinateur qui la porte |
| Pilote ou langage | Un pilote Windows / macOS, ou le langage ZPL (Zebra et compatibles) | Le pilote imprime le PDF ; le ZPL imprime sans PDF ni fenêtre d'impression |
Largeurs et résolutions lues sur les fiches constructeur citées en sources ; le reste vient de nos propres fichiers d'étiquettes.
Un point passe souvent inaperçu : la largeur. Entre les 100 mm de l'étiquette et ce que ces deux appareils savent imprimer, il reste un ou deux millimètres de marge, pas plus. Un rouleau de 102 × 152 mm (le format « 4 × 6 pouces » des catalogues) accueille donc l'étiquette sans la couper ; un rouleau plus étroit, prévu pour les adresses ou les prix, ne le peut pas. Vérifiez la largeur avant la résolution : c'est elle qui élimine un modèle.
Ce que Delivo envoie à votre imprimante
Le réglage vit dans votre compte, à l'écran « Impression & atelier » des paramètres : « Thermique 10 × 15 » ou « A4 à découper ». En A4, chaque étiquette occupe une page avec son cadre de découpe en pointillés ; en thermique, chaque page du PDF fait exactement 100 × 150 mm. Pour un lot de commandes, tout est réuni dans un seul fichier, une étiquette par page, dans l'ordre de la sélection. Une étiquette d'essai, au suivi factice, permet de régler l'imprimante sans rien acheter.
Ce que vous recevez dépend ensuite du transporteur, et nous préférons le dire tel que c'est. Chronopost rend l'étiquette directement au format choisi : une étiquette thermique 10 × 15 ou un PDF A4. FedEx rend toujours une étiquette au format 4 × 6 pouces, quel que soit le réglage. Les autres transporteurs renvoient leur propre PDF, que l'app vous remet tel quel : sur une étiqueteuse il sort à sa taille ; sur une imprimante de bureau, il occupe une partie de la feuille et se découpe comme les autres. Dans tous les cas, l'étiquette officielle du transporteur est celle du PDF — c'est elle qui porte ses codes de tri.
- Bon de commande à part : en thermique, Delivo peut produire deux fichiers — les étiquettes pour l'étiqueteuse, les bons de commande A4 pour l'imprimante de bureau — pour que chaque appareil imprime le sien, sans tri à la main.
- Contenu du colis sur l'étiquette : les articles et quantités s'impriment dans la zone « préparation », sous le pied de l'étiquette ; celui qui emballe lit quoi mettre dans le carton sans ouvrir l'écran. Jamais sur une étiquette retour.
- Fichier ZPL : pour les ateliers équipés d'une Zebra ou d'une compatible, un fichier d'essai et un export des commandes existent, en 203 dpi — il part à l'imprimante sans PDF ni fenêtre d'impression. L'étiquette officielle du transporteur reste le PDF.
- Enchaîner sans la fenêtre du navigateur : Chrome lancé en « kiosk printing » avec l'étiqueteuse en imprimante par défaut envoie les étiquettes directement — c'est le navigateur, pas nous, qui impose la fenêtre dans les autres cas.
Où coller ensuite, et comment préparer le carton pour que l'étiquette reste à plat : c'est le travail du guide pour emballer un colis, du choix de la boîte à la fermeture. L'étiquette va sur la plus grande face, jamais sur une jointure, et le ruban adhésif ne passe jamais sur le code-barres.
Les documents que l'étiqueteuse n'imprimera jamais
Une étiqueteuse ne sait sortir qu'un format : son rouleau. Or trois documents d'expédition sont en A4 et le restent. La déclaration CN23 et la facture douanière d'abord, dès que le colis quitte l'Union européenne — et c'est aussi le cas vers l'outre-mer : Delivo les prépare avec l'étiquette dans un PDF de deux pages, à imprimer en deux exemplaires, un jeu pour la pochette collée sur le colis, un jeu à garder. Le bon de commande ensuite, si vous en glissez un dans le carton. La facture client enfin, quand elle voyage avec la marchandise.
Compter les feuilles de douane à l'avance évite la panne du vendredi soir : quatre feuilles A4 par colis hors Union européenne, en plus de l'étiquette. Le détail des cases, la valeur à déclarer et la nature de l'envoi sont expliqués dans le guide des documents de douane.
Quand l'impression rate : trois causes, trois gestes
Quel que soit l'appareil, les impressions ratées se ramènent presque toujours à trois causes, et aucune n'est une panne.
- L'étiquette sort trop petite : la fenêtre d'impression a réduit la page. Échelle à 100 %, « ajuster à la page » décoché — c'est le réglage par défaut de beaucoup de navigateurs. Le test est simple : mesurer la largeur du code-barres imprimé, comme l'explique l'article sur l'étiquette Mondial Relay, où le transporteur attend 84 à 90 mm.
- Le code-barres est déformé ou coupé : le lecteur de PDF est en cause avant l'imprimante. Mondial Relay, dans sa propre aide, demande d'abord de mettre à jour le lecteur PDF, puis d'en essayer un autre si le problème persiste.
- L'étiqueteuse coupe l'étiquette ou laisse un bord blanc : la taille de papier du pilote est restée sur le rouleau précédent. Dans les réglages du pilote, la taille doit correspondre au rouleau chargé — 100 × 150 ou 102 × 152 mm — et le type de support doit être « étiquettes prédécoupées », pas « papier continu ».
Brancher la boutique : l'impression en série
L'étiqueteuse rend service à partir du moment où les étiquettes arrivent par lots, et un lot se prépare avant d'être imprimé. Quand la boutique est reliée à Delivo, les commandes arrivent seules dans l'app avec l'adresse et le poids ; vous les sélectionnez, le service de chaque colis est choisi — à la main ou par vos règles d'expédition —, et toutes les étiquettes sortent dans un seul PDF, dans l'ordre. Le suivi repart ensuite vers la boutique, qui prévient l'acheteur. Les boutiques prises en charge sont listées sur la page des connexions ; ce qu'un compte Pro ajoute — la facture mensuelle, l'équipe, vos propres contrats — est détaillé sur la page des offres professionnelles.
Ce que Delivo fait pour vous
- Tout au même endroit, en trois minutes…
- Vos commandes arrivent toutes seules…
- Des règles qui choisissent à votre place« Moins de 500 g, en point relais » ou « au-dessus de 20 €, protection incluse » : vous posez la règle une fois, elle s'applique à chaque commande, et vous gardez la main pour la contredire.
- Un seul suivi pour tous vos colisUn colis parti chez un transporteur, un autre ailleurs : tout se suit au même endroit, et le lien de suivi se partage avec le destinataire sans qu'il ait besoin d'un compte.
- Quelqu'un répondUne question, un colis en retard, un litige à ouvrir : on écrit à une adresse et une personne répond. Le dossier de réclamation est monté pour vous, pièces comprises.
Et le transport, combien ?
L'impression ne coûte que du papier ; le prix est dans le transport. La grille ci-dessous se calcule au moment où vous lisez cette page, pour un envoi en France, aux poids d'une boutique : 250 g pour un vêtement léger, 1 et 2 kg pour l'accessoire ou la paire de chaussures, 5 et 10 kg pour les cartons. Chaque ligne indique la porte d'arrivée — boîte aux lettres, point relais ou domicile — car c'est elle qui fait l'écart, bien plus que l'étiquette.
Calcul des prix en cours…
Le poids que vous déclarez est celui qui figure sur l'étiquette : s'il est faux, le transporteur pèse le colis dans son réseau et refacture l'écart. Une balance à côté de l'étiqueteuse coûte moins cher que les régularisations.
Questions fréquentes
Faut-il une imprimante spéciale pour imprimer une étiquette de colis ?
Non. Une imprimante de bureau, jet d'encre ou laser, imprime l'étiquette sur une feuille A4 ordinaire, dans un cadre de 10 × 15 cm à découper, puis à fixer au ruban adhésif large en laissant le code-barres dégagé. L'étiqueteuse thermique est un confort pour qui expédie souvent : l'étiquette sort autocollante, à sa taille, sans encre.
À partir de combien de colis une imprimante thermique étiquette se justifie-t-elle ?
Notre règle de confort est d'une dizaine de colis par semaine, soit deux par jour ouvré : au-delà, découper et scotcher devient le geste le plus long de la préparation. Ce n'est pas une norme — la pièce de cet article compte vos feuilles et vos étiquettes du mois, et vous décidez. En dessous, l'imprimante de bureau suffit et sert aussi aux documents.
Thermique direct ou transfert thermique, lequel pour des étiquettes d'expédition ?
Le thermique direct : il n'utilise ni encre ni ruban, seulement un papier qui noircit sous la chaleur, et sa durée de vie courte suffit à un colis qui voyage quelques jours. Le transfert thermique, avec un ruban fondu sur l'étiquette, résiste des années à la lumière et aux frottements ; il sert aux étiquettes de produits et d'inventaire, pas à l'expédition.
203 dpi ou 300 dpi pour imprimer des codes-barres de colis ?
203 dpi suffisent : c'est 8 points par millimètre, la résolution des étiqueteuses de bureau courantes et celle de notre export ZPL. 300 dpi donnent un trait plus fin, utile pour de très petits caractères ou des codes 2D denses. Ce qui rend un code-barres illisible n'est presque jamais la résolution, mais une impression réduite à l'échelle ou un lecteur PDF à mettre à jour.
Quel rouleau d'étiquettes acheter pour une étiqueteuse 10 × 15 ?
Des étiquettes de 100 × 150 mm ou de 102 × 152 mm (le format « 4 × 6 pouces » des catalogues), en papier thermique direct, sur un mandrin que l'appareil accepte. Vérifiez la largeur d'impression de l'étiqueteuse : notre étiquette fait 100 mm de large, et les modèles de bureau impriment 101,6 à 104 mm. Un rouleau d'étiquettes d'adresse, plus étroit, coupe l'étiquette.
Comment régler le format d'étiquette dans Delivo ?
Dans votre compte, Paramètres puis « Impression & atelier » : « Thermique 10 × 15 » pour une étiqueteuse, « A4 à découper » pour une imprimante de bureau. Une étiquette d'essai, au suivi factice, sort au format choisi pour vérifier l'imprimante sans rien acheter. Chronopost rend l'étiquette directement au format réglé ; les autres transporteurs renvoient leur PDF, remis tel quel.
L'étiqueteuse imprime-t-elle les documents de douane et le bon de commande ?
Non : ces documents sont en A4 et le restent. La déclaration CN23 et la facture douanière forment un PDF de deux pages, à imprimer en deux exemplaires dès que le colis quitte l'Union européenne ou part vers l'outre-mer ; le bon de commande est une page A4. Un atelier équipé d'une étiqueteuse garde donc une imprimante de bureau, et Delivo peut séparer les deux fichiers.
Pourquoi une étiquette thermique pâlit-elle ?
Parce que le papier thermique direct réagit à la chaleur et à la lumière : les constructeurs eux-mêmes préviennent qu'une impression peut pâlir au soleil ou près d'une source de chaleur. Pour un colis, imprimez l'étiquette le jour du dépôt ou la veille, et ne laissez pas les étiquettes imprimées derrière une vitre, dans une voiture ou près d'un radiateur.
Sources
- Zebra — FAQ « Direct thermal vs. thermal transfer printing » : fonctionnement des deux procédés, sensibilité à la chaleur et à la lumière, étiquettes d'expédition en thermique direct — consulté le 8 octobre 2026
- Zebra — fiche technique ZD220 : 203 dpi (8 points/mm), largeur d'impression 104 mm, supports de 25,4 à 112 mm, USB — consulté le 8 octobre 2026
- Brother — spécifications QL-1110NWB : thermique directe, 300 dpi, largeur d'impression 101,6 mm, USB, Wi-Fi, réseau filaire, Bluetooth — consulté le 8 octobre 2026
- Brother Belgique — « Comment fonctionne une imprimante thermique » (guide du 1er juillet 2023) : l'impression thermique directe pâlit au soleil ou à la chaleur — consulté le 8 octobre 2026
- Mondial Relay — FAQ « Le code-barres n'est pas bon lorsque j'imprime mon étiquette » : mettre à jour le lecteur PDF, en essayer un autre — consulté le 8 octobre 2026